Joli printemps en vue !

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marsMars est annonciateur du printemps. Les Romains avaient nommé le premier mois de l’année en l’honneur du dieu du même nom, qui coïncidait avec le retour des beaux jours.

Et des beaux jours, il y en aura !

Tout d’abord, pour dire adieu à février, le 28 Flore Cherry nous recevra au bar Le 153 (153 rue Saint-Martin, à Paris) pour de nouveaux Écrits Polissons autour du thème « Le Fouet et la Plume ».

Visuel 28 fev 2018

Une soirée qui s’annonce claquante, en présence d’un célèbre Maître dominateur et de l’éditeur Thierry Play de la maison TABOU. Nous y parlerons BDSM et de la sortie de nouveaux livres.

Du 16 au 19 mars, le Salon du Livre de Paris battra son plein, je vous y retrouverai sur deux stands:

celui des éditions TABOU et des éditions du 38. Sortez les agendas ! A très vite…

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Le Joli mois des amoureux…

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saint valentin 3Oui. J’avoue : si je déteste « les fêtes de fin d’année », j’aime les petits cœurs, le rouge mis partout et les musiques sirupeuses annonciateurs de la

       Saint-Valentin !

Cette fête nous est arrivée du monde anglo-saxon et le 14 février est considéré dans de nombreux pays comme celle des amoureux. Les couples en profitent pour échanger des mots doux et des cadeaux comme preuves d’amour ainsi que des roses rouges, emblème de la passion.
Elle est aussi associée plus étroitement à l’échange mutuel de « billets doux » ou de valentins illustrés de symboles tels qu’un cœur ou un Cupidon ailé.

Rédiger un billet doux (d’ailleurs, qui en écrit encore ?), offrir un cadeau afin de l’amener à vous remercier très très chaleureusement, pas difficile si il ou elle aime la lecture, tout spécialement dans la catégorie Littérature érotique.On peut lire, ou écouter et regarder, comme dans ce clip :

             https://charlie-liveshow.com/partition-corps-clip-erotique/#

Et pour faire grimper la température, n’hésitez pas à lire à haute voix les passages les plus chauds, ou à lui faire lire…  Suggestions en images, sur fond de boléro :

Il ne vous reste plus qu’à choisir…
Bonne Fête à tous les amoureux !!!

Sexygénaire : à la poursuite du plaisir

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sexygénaire                         Depuis que l’homo est devenu « erectus » et a adopté la station debout – comme sa femelle d’ailleurs – du temps a passé sous ses semelles. Que sont quelques décennies en regard de la longue marche de l’humanité ? Vous venez de passer le cap de la quarantaine ? Celui qui vous fait entrer dans le monde merveilleux des « quinquas » ? Vous abordez la soixantaine ?

Dans sexagénaire… il y a le mot sexe  !

Si vous considérez votre anniversaire comme une balise de mauvais augure martelant l’inéluctable compte à rebours comme une vieille comtoise grincheuse, n’est-ce pas du temps perdu que de déplorer un âge que l’on regrettera dans dix ans ? N’est-ce pas tenter de lutter contre des moulins à vent qui ne s’arrêteront pas pour autant de tourner ? Il convient d’accepter de découvrir à chaque étape un nouveau continent riche de plaisirs d’autant plus que les choses ont considérablement évolué, fort heureusement, même si la course au jeunisme en fait galoper plus d’un(e).

Si Stephen Vizinczey fait l’«Éloge de la femme mûre », (Folio Gallimard) il n’est pas le seul auteur à avoir mis en mots le plaisir d’aimer une femme qui a dépassé l’âge de procréer. Ce sont les très réjouissantes réflexions de Stéphane Rose qu’il faut (re)lire ici :

« Aimer un corps mûr, c’est accepter de (…) renoncer aux normes de fraîcheur et de jeunesse qui conduisent alors immanquablement à désirer une femme parce qu’elle est « bien conservée », parce qu’elle a « su s’entretenir », parce qu’elle « ne fait pas son âge », bref parce qu’elle a su perpétuer la jeunesse de son corps considérée comme une valeur, entretenu à coups de (…) Botox, lifting (…). Aimer un corps mûr, c’est désirer, précisément, les traces du temps, associées à cette espèce d’assurance posée que véhiculent les femmes qui ont un peu vécu, cette force intérieure, ce blindage qu’elles bâtissent sur la résignation d’une jeunesse de plus en plus loin derrière elles. En perdant l’arrogance de la jeunesse (…) les femmes âgées gagnent l’arrogance de l’expérience, de la maturité revendiquée (…) une espèce de dédain, d’apparence d’inaccessibilité blasée qui donne envie de les conquérir (…) »                       Pourvu qu’elle soit rousse de Stéphane Rose, éd. La Musardine.

Inexorablement, le temps passe. L’espérance de vie allonge, la santé est protégée et aujourd’hui, 6% de femmes au-delà de quatre-vingts ans ont toujours une vie sexuelle ! Des exceptions ? Peut-être, mais songez que Ninon de Lenclos, * (1620-1705) courtisane célèbre pour son bel esprit autant que pour sa sexualité débridée fêta ses 80 ans justement… en cédant aux avances pressantes d’un abbé jouvenceau de 20 ans, totalement fou d’elle ! Ninon-de-Lenclos

Elle disait : « Je n’ai jamais eu que l’âge du cœur », et elle devait l’avoir solide. Plus prosaïquement, ma chère grand-mère aurait ajouté que « c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes » Trivial, mais pas faux !

Et vous, savez-vous profiter pleinement de chacune de vos dizaines d’années ?

*:Le roman vrai de Ninon de Lenclos

  Michel de Decker (Belfond)

Vous avez dit cochon ?

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MacronÉros sait que je me garde bien de toute polémique, quel que soit le sujet, à fortiori lorsqu’il s’agit de politique ou de ceux qui la font. Cependant, la presse, ‘pipole » et la toile viennent de balancer à tout-va que notre Président, non content d’être l’époux d’une femme plus âgée que lui, « aurait écrit un récit cochon » dans sa folle jeunesse. Extraits :

—  Adolescent, Emmanuel Macron a écrit un roman «un petit peu cochon»

— Révélation croustillante de la biographie de Brigitte Macron qui sortira en librairie le 17 janvier, le jeune Emmanuel Macron aurait écrit un roman « osé » quand il avait 16 ans.

De plus, en farfouillant un peu dans le « croustillant », il ne serait pas le seul ! :

— Par ailleurs, comme l’indique Le Parisien, ce n’est pas la première fois que l’on prête à un haut responsable politique français des écrits plus ou moins érotiques. Ainsi, le Premier ministre Édouard Philippe a co-écrit en 2011 «Dans l’ombre», un polar mâtiné d’érotisme. On pourrait évoquer également un ouvrage de Bruno Le Maire, intitulé «Le Ministre», et la secrétaire d’État Marlène Schiappa qui n’a jamais démenti, ni confirmé, les informations de l’Express sur son passé supposé d’auteur de livres érotiques. Il ne faut pas non plus oublier le livre érotique de l’ancien Président Giscard d’Estaing en 1994, «Le Passage».

        Alors que le sexe est partout surexposé, que le chef de l’état ou des membres de son gouvernement aient pu produire  » des écrits plus ou moins érotiques« , visiblement, c’est une honte !

Shame on you, Mr President ! aurait pu susurrer la si sulfureuse Marilyn.

Parce que écrire « un récit cochon« , ça sent le souffre, c’est osé, ça sent Satan et ses suppôts, ça devrait rester sous le manteau, ou dans le bien nommé « enfer » des bibliothèques. Mais qui sont ces serpents qui sifflent sur nos têtes ?Enfer

Les commentaires sur les « réseaux sociaux » de ceux-qui-savent et autres pisse-vinaigre-bien-pensants fusent, aigres, avec les conseils d’usage : « Il ferait mieux de… etc »

Raccourci: le Président a écrit un livre érotique, c’est scandaleux. Tous les auteurs de littérature érotique sont donc à clouer au pilori, éviscérer en place publique.

Soit je ne me présenterai jamais à la présidence de la république, soit je devrais sérieusement songer à arrêter d’écrire « des cochonneries », ce n’est pas bien.

On ne peut déjà plus rire de grand-chose, s’il faut maintenant surveiller sa plume avant de la tremper dans l’encre de l’érotisme, la solution d’un exil vers une autre planète ne serait-elle pas à envisager ?

confesseSi j’étais religieuse, je me précipiterais à confesse. En un seul mot.

Sade, Nin, Casanova, Apollinaire, Aury, Bataille et tant d’autres, au secours, le monde ne tourne plus bien rond au pays des (feu) lumières et de la liberté d’expression…pourtant inscrite à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (1948, article 19)

Et vous, amis auteurs (et les éditeurs qui les publient) qui, comme moi et notre Président, sentez le souffre, qu’allez-vous faire ?

 

 

 

 

 

Plume légère

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20180103_114420        Vous êtes invitée sur un salon du livre, quelque part en province. Fièrement, vous avez joliment disposé vos ouvrages sur la table que l’on vous a attribuée, entre deux auteurs dits « régionaux ». Vous attendez le lecteur, stylo en main, prête à dédicacer avec joie la trentaine de livres étalés, tous titres confondus, pour attirer le chaland bibliomane compulsif…

Les réactions des passants qui passent ne se font pas attendre. Les nez se froncent devant vos couvertures, les yeux se plissent (ou s’allument d’une étrange lueur selon le cas) et les questions ou remarques accompagnant les mimiques fusent :

— Vous avez la plume… légère, vous ? ( regard et intonation féminins réprobateurs)

— C’est vous qui avez écrit ça ? C’est scabreux, nan ? (Ben oui, si je suis assise là, c’est moi…et je revendique le ça)

— C’est osé ? (regard masculin égrillard)

—  Nan, j’aime pas beaucoup ça… (suivi d’une expression de dégoût profond, féminin, parfois masculin)

— Je peux avoir votre numéro de téléphone ? (Et quoi encore ?)

—  C’est vous sur la couverture ? (humour masculin, clin d’œil à l’appui)

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Simplement parce que vous vous situez dans la sulfureuse catégorie « littérature érotique » et que vous êtes une femme. Et que si l’on taxe votre plume de « légère », la femme que vous êtes l’est forcément tout autant. CQFD. Raccourci ? Non, une réalité que vous constatez au quotidien. Parce que vous écrivez des « cochonneries » (re sic !) vous êtes forcément une polissonne dépravée, prête à répondre à toutes les invitations. Prenez Facebook, par exemple. Vous vous êtes décidée à créer votre page « écrivain », histoire d’essayer de faire la promotion de vos publications. (votre cher éditeur, constamment débordé, n’a pas le temps, lui…).

Las ! vous êtes rapidement assaillie de « demandes d’amis » masculines pléthoriques, de M.P pour le moins surprenants. Des messieurs viennent vous y raconter leurs préférences sexuelles de façon détaillée, vous demander d’être leur domina, s’obstinent à vous affubler de petits noms « affectueux » ou à vous envoyer les gros plans de leur bâton de pèlerin haut levé, comme on hisse les couleurs le matin dans les casernes. Sans compter les tentatives de « discussions », dont l’indigence du discours et de l’orthographe n’a sans doute d’égale que la misère sentimentale de leurs auteurs. Exemple (certifié authentique) :

— Slt, (variante: bjr ) comant t’m bésé ?

Étonnant, non ? aurait interrogé feu le regretté Desproges.

Ce qui me surprend, en ce siècle où les tabous semblaient abolis en la matière et la lutte des femmes pour l’égalité avec les hommes avoir marqué des points, c’est que certains messieurs s’autorisent encore à considérer la gent féminine comme un ramassis de salopes en puissance auxquelles on peut tenir des propos que je qualifierais pudiquement (mais oui…) de « déplacés ».

20180103_120146Que les choses soient bien claires : si j’écris dans le registre érotique, c’est parce que j’aime mettre en mots l’amour, l’intime, voire la part sombre de la nature humaine. Les histoires que je raconte sont imaginaires, fictives, pas une autobiographie détaillée de ma vie sexuelle. Pas plus que je ne confonds les réseaux dits sociaux avec des sites de rencontres.

Nous sommes nombreuses à publier de l’érotisme. Je crois savoir que mes amies romancières et nouvellistes dans ce genre littéraire ont toutes eu affaire à ce type de « désagréments ». Alors, de grâce, messieurs, lisez-nous mais arrêtez de penser que nous sommes ce que nous écrivons ! Si besoin, replongez-vous dans vos cours de français du lycée et faites enfin la différence entre auteur et narrateur, réalité et fiction. Julie-Anne

Et vous, mes chers collègues masculins qui écrivez aussi de l’érotisme, êtes-vous sollicités de la sorte par des groupies en délire ?

 

 

 

2017 s’achève, Vive 2018 !

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new-years-glassware-700x614Une année qui s’achève, c’est aussi l’occasion de se remémorer tout ce qu’elle a apporté : les joies, les grands et les petits bonheurs, les peines parfois.

C’est fou ce que le temps peut passer vite ! Un coup d’œil en arrière pour se souvenir qu’à la même époque, les répétitions de la pièces « Ces Dames de l’Annonce«  de Philippe Lecaplain se faisaient dans la fièvre des représentations à venir. En janvier, février et mars, notre petite troupe jouait au Théâtre Clavel et à celui de Saint-Maur, réunissant des spectateurs enthousiastes ! Pour la majorité des acteurs, -dont j’étais- c’était la première fois que nous montions sur les planches et ce fut avec un énorme plaisir.

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Les soirées parisiennes ont aussi été bien remplies, grâce à la pétulante Flore Cherry qui réunit un public désormais fidèle pour ses « écrits polissons » et autres évènements. Ainsi : une soirée TABOU en février, en présence d’auteurs de cette maison d’édition à laquelle j’appartiens, et bien sûr, en novembre le Salon de la littérature érotique très réussi, pour ne citer que ces deux parmi tous les nombreux autres.SALON_DESEE

 

 

Dans le même temps, une dédicace chez les adorables Martine et J.P de Metamorph’Ose , Metamorphosel’achèvement du manuscrit de « Philae d’îles en ils », mise en mots de l’histoire de mon amie Danaé B. et la remise à mon éditeur de « Douze tours de Vices », puis, la mise en œuvre de « Le Blason de Julie-Anne ».

Parution de ces livres à l’été et à l’automne, tout en participant à de beaux salons : Notre-Dame-de-l’Isle, Granville, Villers-sur-Mer , sous le patronage de M. Claude Lelouch, où les retrouvailles avec les amis auteurs s’allie au plaisir des échanges avec les lecteurs.

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De belles rencontres aussi, des liens nouveaux d’amitié qui se sont tissés, un ouvrage à quatre mains avec une autre amie chère – chut… Ce sera à suivre pour l’année nouvelle ! –  le défi relevé du Prix de la Nouvelle Erotique et du Prix Hemingway, pour le bonheur d’écrire…

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Une belle année, riche, mais aussi endeuillée par le décès de mon amie Anne Bert à laquelle je pense bien souvent. J’ai beaucoup de mal encore à réaliser que nous ne nous retrouverons plus, que nos échanges se sont achevés par nos textos d’adieu peu de jours avant qu’elle ne rejoigne les étoiles, là-haut, au paradis des auteurs érotiques. A moins qu’elle n’ait fait un crochet par l’enfer, celui des bibliothèques, insatiable lectrice qu’elle était, elle en serait bien capable.

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            Au seuil de 2018, qui s’annonce encore porteuse de publications, je forme des vœux sincères de bonheur(s), joie, amour gloire et beauté à tous ceux que j’aime, bien sûr, à tous mes amis et à vous tous, mes chers lecteurs sans lesquels les auteurs n’existeraient pas.

Et vous, quels sont vos projets pour cette nouvelle année ?

 

 

NUITS PARISIENNES

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20171121_084040En regard des « grandes » salles et de leurs têtes d’affiches, dûment placardées dans le métro, une multitude de petites salles parisiennes proposent de très nombreux spectacles de qualité, offrant un large éventail de très jolis talents.

J’ai eu le plaisir et la chance d’être invitée à la première de sa pièce « Une Femme Extraordinaire » par Arthur Vernon , auteur essayiste, dramaturge, metteur en scène  et réalisateur déjà primé hors nos frontières.

Ravie de retrouver dès l’entrée du théâtre A La Folie Théâtre (rue de la Folie Méricourt, dans le 11ème arrondissement) des ami(e)s blogueuses, auteurs, artistes, créatrices événements : Ma chère Clarissa Rivière,  Julia Palombe  Mademoiselle A  , Flore Cherry  et bien d’autres.

Un couple, seul en scène avec des projections de textos sur une toile de fond, des pages Internet. Lila et Renaud sont  passionnément amoureux, à tel point que, en dépit de leur grande liberté sexuelle, ils envisagent de partir à La Vegas pour se marier !  Leur histoire d’amour est enflammée de sexe, dont le spectateur est témoin. La très belle Anna Stern, Lila, dévoile sa plastique sculpturale pour s’adonner aux joies de l’amour avec le séduisant Daniel Hederich- Renaud dans les bras duquel elle semble une plume ou une brindille.

Renaud est totalement fasciné par Lila, son talent vocal, celui de mannequin qui la fait voyager non seulement de pays en pays mais encore d’homme en homme. Il est littéralement accro à cette femme extraordinaire qui l’a élu, lui, pris dans les rets d’une passion très charnelle. Le symbole de la corde qu’elle utilise pour mieux l’asservir est criant. Toutefois, cet ange si divin ne dissimule-t-il pas dans une personnalité qui s’avère vite trouble, une diabolique jeune femme ? Et si elle n’était qu’une manipulatrice très perverse, ou bien une malade mentale, une mythomane, une menteuses patentée ? Tous ces doutes vont peu à peu assaillir le malheureux Renaud, vite balayés d’un revers de main par la douce Lila… comme si soudain on se retrouvait dans un polar sombre. Une passion aveugle peut-elle bien se terminer ?  Jusqu’où iront ces deux amants ? Le dernier acte réserve des surprises, de belles trouvailles de mise en scène que je me garderai bien de dévoiler ici.

Allez vite voir cette pièce très intéressante pour l’étude de la psyché d’une femme, de l’amour-passion aveuglant, le jeu des acteurs, la mise en scène astucieuse et le texte très au fait des préoccupations actuelles, en dépit d’une tirade peut-être un peu longue et catapultée en fin de pièce sur le féminisme.

Et si vous aimez les femmes dans tous leurs états et en chansons, dans un spectacle pétillant, drôlissime, débordant d’énergie, inclassable, courez voir les Divalala.

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Trois voix magnifiques a cappella, un travail remarquable sur les textes, des clins d’œil en rafale, on rit, on tape des mains et on a envie de danser, bref, courez les applaudir. On ressort avec un grand sourire aux lèvres de ce spectacle qui devrait être remboursé par la sécurité sociale !

Et vous, qu’êtes-vous allés voir récemment ?

 

PETITE MAISON QUI DEVIENT GRANDE : LE 38

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Créée par Anita Berchenko, la maison Les Editions du 38 m’a accueillie pour deux romans et une nouvelle dans un collectif. AB FLLogo 38

 

 

 

 

Sans faire de bruit, peu à peu elle s’est développée et vient de signer un contrat avec France Loisirs, pour que tous ses titres soient intégrés à la librairie numérique.

Quelle belle surprise, prometteuse de davantage de visibilité pour les auteurs qui ont eu la chance d’être publiés par Les Editions du 38 !

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Pour nous retrouver facilement et consulter les ouvrages publiés, il suffit de cliquer sur le lien suivant qui vous renverra sur tous les blogs des auteurs ainsi que leurs photos et livres, répertoriés par Bernard Afflatet.

LES AUTEURS DU 38

 

Ou bien, en consultant directement la librairie numérique de France Loisirs.

LES EDITIONS DU 38 FRANCE LOISIRS

De très riches heures…de  lectures en perspective.

Vite, on se connecte !

 

Souvenirs d’une nuit torride…

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Une semaine s’est déjà écoulée depuis ma dernière nuit blanche érotique…

 

Pour l’écriture d’une nouvelle, dans le cadre du PNE, what did you expect ?

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Tout d’abord, il faut attendre 23h59 pour découvrir dans son courriel les contraintes de thème et de mot final, ajoutées à celles de  la limite dans le temps puisqu’il faut rendre sa copie au petit matin, et celle du nombre de signes maximum autorisés (20000). Comment s’occuper en attendant que les heures passent, sans céder à l’endormissement dans le cocon douillet du salon ? Avoir recours à la télévision n’est pas une très bonne idée, les niaiseries du samedi soir incitent plutôt au laisser-aller dans les bras accueillants de Morphée. Musique plutôt. Verdi, le Requiem, voilà qui devrait me tenir en éveil ! Avec, pour m’encourager puisqu’on n’est jamais mieux servie que par soi-même, une -grande- coupe de champagne, ouvert pour l’occasion, dans lequel je fais couler délicatement quelques sanglots de crème de framboises. Bio. Faite de mes blanches mains, avec les framboises du jardin, un excellent rouge et du sucre roux…

Ensuite, ce sera du café, car si j’abuse des bulles rosies, je risque d’être légèrement grise et de ne plus maîtriser ni la plume ni le clavier !

Au Dies Irae, je me connecte sur Facebook pour aller papoter un moment avec les auteurs qui participent à cette folle nuit sur le groupe fermé Nos Nuit d’Encre créé l’an passé par l’ami Galan Dorgia. Ils sont nombreux déjà à bavarder dans l’excitation montante au fil du temps qui passe… Bien lentement. Chacun sort ses munitions: qui son whisky, qui sa verveine (?), ses tablettes de chocolat , -oui, le vrai, pas celles du chéri- son plaid douillet et son doudou porte-bonheur ! Je ris de bon cœur avec eux, via l’internet pendant un moment.
Minuit moins une… Je me connecte à ma boîte mail.

Cette année, la nouvelle devra se situer dans les limites de « Un dîner de cons » et s’achever par le mot « commode ».

Immédiatement, deux flashs : évidemment le film avec Villeret, basé sur une histoire vraie et dont j’ai connu l’un des instigateurs, et une petite phrase nominale : pas commode !

Puis, dans le cadre d’un concours de nouvelles érotiques, le mot « cons » prend une autre tournure dans l’énoncé. Comment traiter ce sujet en faisant preuve d’originalité ? Céder à une certaine facilité en évoquant, ou prenant comme prétexte le fameux dîner de cons, dériver dans une histoire de cons et de culs ? J’ai remplacé Verdi par Scarlatti et Haendel, de la guitare douce. Mon cher cahier de brouillon et un stylo bille en main, je me mets à jeter en vrac les idées qui viennent sur les pages quadrillées. Je m’aperçois assez rapidement que mes démons personnels prennent vite le dessus, et que finalement, quel que soit le thème, ils s’invitent toujours pour parler des émois du cœur et du corps, du désir et du plaisir… Mettre un peu d’ordre, ensuite dans tout cela. Une pause s’impose, avec un nouveau café. Il est déjà près de 3 heures, le changement à l’heure d’hiver va s’opérer tandis que je redescends au salon grignoter une tranche de pain grillée-beurrée pour accompagner ma citerne de café.

En effet, lorsque je retrouve mon écran, la petite horloge du P.C affiche 2 heures. Ce qui me rassure, car le plus dur reste à faire : rédiger la chute de mon histoire pour la faire s’achever sur une commode, son introduction et me jeter dans le vide en rédigeant à présent le corps de l’histoire que je me raconte. L’avantage d’être en tête-à-tête avec son bureau -d’ordinateur- et ses dictionnaires fétiches est certain. Je me suis constitué ma propre « banque de données » avec un éventail de champs lexicaux des mots de la chose, croisés avec d’autres dans lesquels j’aime aller piocher quand un mot ne vient pas immédiatement sous les doigts qui courent à présent sur le clavier. En cas de besoin, mon vieux et fidèle Bertaud du Chazaud est toujours prêt et mon Logos m’ôte le doute qui peut subsister sur la correction de l’emploi d’un mot ou d’une expression. Au pire, Internet est aussi utile, mais j’aime la présence rassurante de mes dicos dont les pages si souvent tournées commencent à accuser une fatigue certaine. Moi aussi d’ailleurs, à 3h50… Je n’ai pas encore terminé la rédaction de mon récit, je surveille le nombre de signes, tout va bien, je suis dans les clous.

Mais je dois arrêter quelques minutes. Mes jambes sont raidies par cette station assise prolongée et surtout très tardive. Ou matinale, selon le point de vue. Mon dos tiraille, mes yeux picotent et ont rougi. Là, je m’offre une nouvelle coupette de bulles, « parce que je le vaux bien » et que la première est déjà bien loin ! En effet, la fraîcheur du breuvage pétillant me revigore. Pour terminer, ce sera Brahms. Après avoir fait bouger aussi Tosca -la chienne cane corso- qui ronfle décidément trop fort… Jusqu’à 3h40, je vais poursuivre pour enfin écrire le mot « commode ». Je me relève pour m’étirer de tout mon long une dernière fois, à présent, il me faut relire, traquer les inévitables coquilles sournoisement dissimulées dans le corps de mon texte. A 4h05 -soit pour moi en réalité 5h05- je relis pour la troisième fois et les lignes se mettent à danser sur l’écran… La musique s’est tue sans que je m’en aperçoive, j’ai comme un petit  tambour qui bat à mes oreilles au rythme des battements de mon cœur. Je ne vois plus grand-chose, les dés sont donc jetés.
Il est 4h 13 quand j’appuie sur la touche « envoi » depuis ma boîte mail, après avoir quand même vérifié que j’ai bien joint ma nouvelle !

Curieusement, j’ai l’impression de ne pas avoir sommeil en dépit de l’énorme coup de fatigue et de stress ressenti. Cette nuit blanche aux allures de marathon est terriblement excitante. Parce que même si les amis sont là, virtuellement à portée de main et de clic, elle est très solitaire, renferme sur le seul cocon de l’imaginaire qui peu à peu se déroule, emporte, transporte littéralement au fil des mots dévidés comme écheveau. Pour aller jusqu’au bout de ce défi à soi-même, et de façon très masochiste, en y prenant un infini plaisir.
Normal, peut-être, quand on écrit de l’érotisme ?

Et vous, amis auteurs, comment avez-vous vécu cette incroyable et diabolique nuit ?

C’est l’automne, tombent les feuilles…

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Et les nouvelles publications !

C’est aussi le passage à l’heure d’hiver et, devenu maintenant traditionnel:

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Cette année, dans la nuit du 28 au 29 octobre, le défi à relever était d’écrire une nouvelle érotique

avec une quadruple contrainte. Un thème : « Un dîner de cons », un mot sur lequel le récit doit

s’achever : « commode », un temps restreint de minuit à sept heures du matin et enfin une limitation à

20 000 signes. Défi relevé, copie rendue à 4h09 (soit 5h09 en heure d’été) comme les 233 autres

auteurs qui ont aussi passé cette nuit blanche d’écriture !

A présent, l’attente des suites, dans un premier temps en février.

20171028_094648            Il vient de paraître !

  

      LE BLASON DE JULIE-ANNE

Un joli livre qui allie la photographie de charme et la poésie.

A offrir aux amateurs d’art et de belle littérature, et s’offrir pour le plaisir ! Noël approche…

                 Et enfin… en novembre . A découvrir , sans oublier de monter le son !