NUITS PARISIENNES

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20171121_084040En regard des « grandes » salles et de leurs têtes d’affiches, dûment placardées dans le métro, une multitude de petites salles parisiennes proposent de très nombreux spectacles de qualité, offrant un large éventail de très jolis talents.

J’ai eu le plaisir et la chance d’être invitée à la première de sa pièce « Une Femme Extraordinaire » par Arthur Vernon , auteur essayiste, dramaturge, metteur en scène  et réalisateur déjà primé hors nos frontières.

Ravie de retrouver dès l’entrée du théâtre A La Folie Théâtre (rue de la Folie Méricourt, dans le 11ème arrondissement) des ami(e)s blogueuses, auteurs, artistes, créatrices événements : Ma chère Clarissa Rivière,  Julia Palombe  Mademoiselle A  , Flore Cherry  et bien d’autres.

Un couple, seul en scène avec des projections de textos sur une toile de fond, des pages Internet. Lila et Renaud sont  passionnément amoureux, à tel point que, en dépit de leur grande liberté sexuelle, ils envisagent de partir à La Vegas pour se marier !  Leur histoire d’amour est enflammée de sexe, dont le spectateur est témoin. La très belle Anna Stern, Lila, dévoile sa plastique sculpturale pour s’adonner aux joies de l’amour avec le séduisant Daniel Hederich- Renaud dans les bras duquel elle semble une plume ou une brindille.

Renaud est totalement fasciné par Lila, son talent vocal, celui de mannequin qui la fait voyager non seulement de pays en pays mais encore d’homme en homme. Il est littéralement accro à cette femme extraordinaire qui l’a élu, lui, pris dans les rets d’une passion très charnelle. Le symbole de la corde qu’elle utilise pour mieux l’asservir est criant. Toutefois, cet ange si divin ne dissimule-t-il pas dans une personnalité qui s’avère vite trouble, une diabolique jeune femme ? Et si elle n’était qu’une manipulatrice très perverse, ou bien une malade mentale, une mythomane, une menteuses patentée ? Tous ces doutes vont peu à peu assaillir le malheureux Renaud, vite balayés d’un revers de main par la douce Lila… comme si soudain on se retrouvait dans un polar sombre. Une passion aveugle peut-elle bien se terminer ?  Jusqu’où iront ces deux amants ? Le dernier acte réserve des surprises, de belles trouvailles de mise en scène que je me garderai bien de dévoiler ici.

Allez vite voir cette pièce très intéressante pour l’étude de la psyché d’une femme, de l’amour-passion aveuglant, le jeu des acteurs, la mise en scène astucieuse et le texte très au fait des préoccupations actuelles, en dépit d’une tirade peut-être un peu longue et catapultée en fin de pièce sur le féminisme.

Et si vous aimez les femmes dans tous leurs états et en chansons, dans un spectacle pétillant, drôlissime, débordant d’énergie, inclassable, courez voir les Divalala.

Divas

Trois voix magnifiques a cappella, un travail remarquable sur les textes, des clins d’œil en rafale, on rit, on tape des mains et on a envie de danser, bref, courez les applaudir. On ressort avec un grand sourire aux lèvres de ce spectacle qui devrait être remboursé par la sécurité sociale !

Et vous, qu’êtes-vous allés voir récemment ?

 

PETITE MAISON QUI DEVIENT GRANDE : LE 38

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Créée par Anita Berchenko, la maison Les Editions du 38 m’a accueillie pour deux romans et une nouvelle dans un collectif. AB FLLogo 38

 

 

 

 

Sans faire de bruit, peu à peu elle s’est développée et vient de signer un contrat avec France Loisirs, pour que tous ses titres soient intégrés à la librairie numérique.

Quelle belle surprise, prometteuse de davantage de visibilité pour les auteurs qui ont eu la chance d’être publiés par Les Editions du 38 !

Philae FL

Pour nous retrouver facilement et consulter les ouvrages publiés, il suffit de cliquer sur le lien suivant qui vous renverra sur tous les blogs des auteurs ainsi que leurs photos et livres, répertoriés par Bernard Afflatet.

LES AUTEURS DU 38

 

Ou bien, en consultant directement la librairie numérique de France Loisirs.

LES EDITIONS DU 38 FRANCE LOISIRS

De très riches heures…de  lectures en perspective.

Vite, on se connecte !

 

Souvenirs d’une nuit torride…

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Jamie BALDRIDGE 3

Une semaine s’est déjà écoulée depuis ma dernière nuit blanche érotique…

 

Pour l’écriture d’une nouvelle, dans le cadre du PNE, what did you expect ?

PNE cplete

Tout d’abord, il faut attendre 23h59 pour découvrir dans son courriel les contraintes de thème et de mot final, ajoutées à celles de  la limite dans le temps puisqu’il faut rendre sa copie au petit matin, et celle du nombre de signes maximum autorisés (20000). Comment s’occuper en attendant que les heures passent, sans céder à l’endormissement dans le cocon douillet du salon ? Avoir recours à la télévision n’est pas une très bonne idée, les niaiseries du samedi soir incitent plutôt au laisser-aller dans les bras accueillants de Morphée. Musique plutôt. Verdi, le Requiem, voilà qui devrait me tenir en éveil ! Avec, pour m’encourager puisqu’on n’est jamais mieux servie que par soi-même, une -grande- coupe de champagne, ouvert pour l’occasion, dans lequel je fais couler délicatement quelques sanglots de crème de framboises. Bio. Faite de mes blanches mains, avec les framboises du jardin, un excellent rouge et du sucre roux…

Ensuite, ce sera du café, car si j’abuse des bulles rosies, je risque d’être légèrement grise et de ne plus maîtriser ni la plume ni le clavier !

Au Dies Irae, je me connecte sur Facebook pour aller papoter un moment avec les auteurs qui participent à cette folle nuit sur le groupe fermé Nos Nuit d’Encre créé l’an passé par l’ami Galan Dorgia. Ils sont nombreux déjà à bavarder dans l’excitation montante au fil du temps qui passe… Bien lentement. Chacun sort ses munitions: qui son whisky, qui sa verveine (?), ses tablettes de chocolat , -oui, le vrai, pas celles du chéri- son plaid douillet et son doudou porte-bonheur ! Je ris de bon cœur avec eux, via l’internet pendant un moment.
Minuit moins une… Je me connecte à ma boîte mail.

Cette année, la nouvelle devra se situer dans les limites de « Un dîner de cons » et s’achever par le mot « commode ».

Immédiatement, deux flashs : évidemment le film avec Villeret, basé sur une histoire vraie et dont j’ai connu l’un des instigateurs, et une petite phrase nominale : pas commode !

Puis, dans le cadre d’un concours de nouvelles érotiques, le mot « cons » prend une autre tournure dans l’énoncé. Comment traiter ce sujet en faisant preuve d’originalité ? Céder à une certaine facilité en évoquant, ou prenant comme prétexte le fameux dîner de cons, dériver dans une histoire de cons et de culs ? J’ai remplacé Verdi par Scarlatti et Haendel, de la guitare douce. Mon cher cahier de brouillon et un stylo bille en main, je me mets à jeter en vrac les idées qui viennent sur les pages quadrillées. Je m’aperçois assez rapidement que mes démons personnels prennent vite le dessus, et que finalement, quel que soit le thème, ils s’invitent toujours pour parler des émois du cœur et du corps, du désir et du plaisir… Mettre un peu d’ordre, ensuite dans tout cela. Une pause s’impose, avec un nouveau café. Il est déjà près de 3 heures, le changement à l’heure d’hiver va s’opérer tandis que je redescends au salon grignoter une tranche de pain grillée-beurrée pour accompagner ma citerne de café.

En effet, lorsque je retrouve mon écran, la petite horloge du P.C affiche 2 heures. Ce qui me rassure, car le plus dur reste à faire : rédiger la chute de mon histoire pour la faire s’achever sur une commode, son introduction et me jeter dans le vide en rédigeant à présent le corps de l’histoire que je me raconte. L’avantage d’être en tête-à-tête avec son bureau -d’ordinateur- et ses dictionnaires fétiches est certain. Je me suis constitué ma propre « banque de données » avec un éventail de champs lexicaux des mots de la chose, croisés avec d’autres dans lesquels j’aime aller piocher quand un mot ne vient pas immédiatement sous les doigts qui courent à présent sur le clavier. En cas de besoin, mon vieux et fidèle Bertaud du Chazaud est toujours prêt et mon Logos m’ôte le doute qui peut subsister sur la correction de l’emploi d’un mot ou d’une expression. Au pire, Internet est aussi utile, mais j’aime la présence rassurante de mes dicos dont les pages si souvent tournées commencent à accuser une fatigue certaine. Moi aussi d’ailleurs, à 3h50… Je n’ai pas encore terminé la rédaction de mon récit, je surveille le nombre de signes, tout va bien, je suis dans les clous.

Mais je dois arrêter quelques minutes. Mes jambes sont raidies par cette station assise prolongée et surtout très tardive. Ou matinale, selon le point de vue. Mon dos tiraille, mes yeux picotent et ont rougi. Là, je m’offre une nouvelle coupette de bulles, « parce que je le vaux bien » et que la première est déjà bien loin ! En effet, la fraîcheur du breuvage pétillant me revigore. Pour terminer, ce sera Brahms. Après avoir fait bouger aussi Tosca -la chienne cane corso- qui ronfle décidément trop fort… Jusqu’à 3h40, je vais poursuivre pour enfin écrire le mot « commode ». Je me relève pour m’étirer de tout mon long une dernière fois, à présent, il me faut relire, traquer les inévitables coquilles sournoisement dissimulées dans le corps de mon texte. A 4h05 -soit pour moi en réalité 5h05- je relis pour la troisième fois et les lignes se mettent à danser sur l’écran… La musique s’est tue sans que je m’en aperçoive, j’ai comme un petit  tambour qui bat à mes oreilles au rythme des battements de mon cœur. Je ne vois plus grand-chose, les dés sont donc jetés.
Il est 4h 13 quand j’appuie sur la touche « envoi » depuis ma boîte mail, après avoir quand même vérifié que j’ai bien joint ma nouvelle !

Curieusement, j’ai l’impression de ne pas avoir sommeil en dépit de l’énorme coup de fatigue et de stress ressenti. Cette nuit blanche aux allures de marathon est terriblement excitante. Parce que même si les amis sont là, virtuellement à portée de main et de clic, elle est très solitaire, renferme sur le seul cocon de l’imaginaire qui peu à peu se déroule, emporte, transporte littéralement au fil des mots dévidés comme écheveau. Pour aller jusqu’au bout de ce défi à soi-même, et de façon très masochiste, en y prenant un infini plaisir.
Normal, peut-être, quand on écrit de l’érotisme ?

Et vous, amis auteurs, comment avez-vous vécu cette incroyable et diabolique nuit ?

C’est l’automne, tombent les feuilles…

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Et les nouvelles publications !

C’est aussi le passage à l’heure d’hiver et, devenu maintenant traditionnel:

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Cette année, dans la nuit du 28 au 29 octobre, le défi à relever était d’écrire une nouvelle érotique

avec une quadruple contrainte. Un thème : « Un dîner de cons », un mot sur lequel le récit doit

s’achever : « commode », un temps restreint de minuit à sept heures du matin et enfin une limitation à

20 000 signes. Défi relevé, copie rendue à 4h09 (soit 5h09 en heure d’été) comme les 233 autres

auteurs qui ont aussi passé cette nuit blanche d’écriture !

A présent, l’attente des suites, dans un premier temps en février.

20171028_094648            Il vient de paraître !

  

      LE BLASON DE JULIE-ANNE

Un joli livre qui allie la photographie de charme et la poésie.

A offrir aux amateurs d’art et de belle littérature, et s’offrir pour le plaisir ! Noël approche…

                 Et enfin… en novembre . A découvrir , sans oublier de monter le son !